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  • Focus sur l’éclairage public et son extinction nocturne

Le 23 septembre, l’extinction nocturne de l’éclairage public se fera à partir de :

 

23h00 (minuit le week-end) jusqu’à 6h00.

 

En période de fêtes ou en cas de circonstances particulières, l’éclairage pourra être maintenu tout ou partie de la nuit.

Cette extinction concernera le Bourg et tous les hameaux, à l’exception des endroits sensibles tels que les ronds-points, par exemple.

 

La commune a depuis plusieurs mois, engagé une réflexion sur la maîtrise et sur l’extinction de notre éclairage public tout en conservant et en renforçant la sécurité des habitants.

Pour rester cohérente, notre démarche s’est orientée à la fois sur 4 actions :

  • • Repérer les lampes énergivores ayant un mauvais rendement et une faible efficacité lumineuse.
  • • Vérifier que la puissance des lampadaires est bien adaptée, pas de sur-éclairement, une bonne orientation ou de débordements en dehors de la zone à éclairer.
  • • Effectuer une maintenance régulière, afin de maîtriser au maximum la consommation.
  • • Supprimer au maximum les périodes d’éclairage inutiles.

Les premiers travaux ont été réalisés par l’aménagement de la rue du 8 mai 1945, en remplaçant l’ancien éclairage très énergivore et peu efficace, par des éclairages à LED. Il faut savoir que malgré leur plus grand nombre, la consommation électrique totale est inférieure et le niveau d’éclairement très nettement supérieur.

Nous avons à la même période, remplacé tous les anciennes sources lumineuses (ballons fluo) contenant des lampes à vapeur de mercure.

Actuellement des travaux sont en cours au hameau de Billy-le-vieux sur l’aménagement de trottoirs avec de nouveaux éclairage à LED qui permettront des économies sur la consommation électrique actuelle, mais aussi et surtout de mieux sécuriser le secteur pour le déplacement des enfants et des piétons.

Cette décision a été discutée et validée lors de la réunion publique du vendredi 17 mai. Nous l’avons vu, ce nouveau fonctionnement ne fera jamais l’unanimité notamment sur :

  • • La sécurité, certains craignant une augmentation de la délinquance et des cambriolages.
  • • L’accidentologie, avec une hausse du nombre d’accidents de la route.

Pourtant, les observations menées auprès des collectivités ayant déjà mis en place l’extinction le démentent. La suppression de l’éclairage en plein nuit limite les rassemblements de personnes troublant la tranquillité de l’ordre public ou les dégradations de biens mobiliers. L’extinction limite également la criminalité, car sans éclairage, les délinquants ont plus de mal à opérer et que 80% des vols et agressions ont lieu en plein jour.

Autre constat : en abordant un secteur peu ou pas éclairé, les automobilistes ont plutôt tendance à décélérer ou même freiner afin d’être plus attentifs à l’état de la chaussée et à leur trajectoire.

Et enfin, 86% des français se disent prêts à accepter d’éteindre l’éclairage public inutile en milieu de pleine nuit.

Malgré ces réticences,  il existe heureusement, de plus nombreuses bonnes raisons pour mettre en place ce dispositif :

Protéger la biodiversité

Un environnement nocturne est essentiel pour toutes les espèces, notamment parce qu’il contribue à leur bon fonctionnement physiologique et à leur rythme biologique. Éclairer la nuit a donc un effet néfaste sur la faune et la flore. Le développement des éclairages publics participe à la destruction et à la perturbation du cycle de reproduction de certaines espèces nocturnes tout en les rendant plus vulnérables face à leurs prédateurs.

Garantir une meilleure qualité de nuit et protéger la santé humaine

L’alternance jour-nuit est essentielle aussi pour l’homme. L’être humain est un animal diurne, qui a un rythme biologique bien défini : actif le jour et se reposant la nuit. Pour être en bonne santé, ce rythme doit être respecté. Il faut donc prévenir les lumières intrusives la nuit.

Limiter la consommation d’énergie

• Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et les déchets toxiques,
• Pour préserver les ressources naturelles et diminuer la dépendance aux sources d’énergie importées (pétrole, uranium, gaz, etc…).

Pour respecter la loi

La pollution lumineuse est prise en compte aux yeux de la loi. En 2009, une première loi, adoptée, suite du Grenelle de l’Environnement, prévoyait que la « prévention, la limitation et la suppression des nuisances lumineuses devaient faire l’objet de mesures ». En 2013, la réglementation impose une réduction des durées d’éclairage superflues pour les façades, vitrines et bureaux non occupés. En juillet 2015, la loi pour la transition énergétique a souligné la nécessité d’une « exemplarité environnementale et énergétique de l’éclairage public », et sa prise en compte dans « un volet spécifique des Plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET) ». Enfin, en juillet 2016, la loi Biodiversité mentionne dans différents articles la nécessaire lutte contre les nuisances lumineuses. Actuellement, aucune sanction  n’a encore été appliquée pour manquement à la loi, mais il est plus sage d’anticiper.

Limiter la consommation d’énergie

  • • 20% : c’est la part de l’éclairage public dans les dépenses énergétiques d’une commune
  • • 50% : c’est la part de l’éclairage public dans la consommation d’électricité de la commune

Dans le contexte financier actuel contraint, la question de l’extinction nocturne de l’éclairage public devient fondamentale. Celle-ci représente un fort gisement d’économies financières simple à mettre en place. En éteignant 5 à 7 h par nuit, on peut réaliser jusqu’à 50% d’économie sur la facture d’électricité.

 

En conclusion : Éteindre l’éclairage nocturne est un geste responsable, tant pour la nature que pour les finances publiques.

 

Arrêté de l’extinction :